Vendanges 2026 : calendrier chamboulé
Les premières vendanges ont commencé dès le 21 juillet
Et c’est le Verjus qui a lancé la danse ! Ce millésime était tellement précoce que nous avons eu la visite de la radio locale “Ici Périgord” (sur la photo, bravo à Cloé pour l‘interview).
Puis, nous avons commencé les vendanges destinées au vin le 18 août.
Cette année plus que jamais, le suivi des maturités est devenu notre boussole ! Nous avons observé les raisins chaque jour, goûté les baies, analysé leur équilibre et décidé, parcelle par parcelle, du moment idéal pour récolter.

Puis vient l’étape suivante, celle de la vinification, des fermentations et des premiers choix qui construiront le millésime 2026.
Les blancs secs et les rosés, puis les rouges et les blancs moelleux… le chai n’a finalement pas cessé d’être dans la dynamique pendant plus de deux mois ! c’est l’originalité dans notre domaine.
Il y a des millésimes que l’on n’oublie pas, 2026 fera partie de ceux-là.
Cette année, la vigne nous a rappelé, une fois encore, combien notre métier est intimement lié au climat. On ne vous apprend rien, après un printemps déjà très chaud, l’été 2026 a été marqué par des épisodes de chaleur exceptionnels et un manque d’eau particulièrement important. Juin 2026 a été le mois de juin le plus chaud jamais enregistré et juillet le mois le plus chaud jamais mesuré depuis le début des relevés météorologiques en 1900.
Un mois également très sec, qui a accentué le stress hydrique des végétaux. Dans nos vignes, les conséquences ont été très concrètes.
Ce temps sec de printemps a été très positif pour nous : une gestion de l’état sanitaire des vignes facile (même en agriculture biologique) La sortie des grappes était superbe en mai. Mais la chaleur a accéléré le cycle de la vigne et fait évoluer les raisins à une vitesse inhabituelle. Bien sûr, nous avons adapté notre organisation et avancé nos vendanges (verjus puis raisins destinés au vin). La vigne est une plante résiliente, mais elle doit aujourd’hui composer avec l’évolution des conditions météorologiques. Cela nous a demandé d’observer, d’anticiper davantage et parfois de remettre en question certaines habitudes. Le changement climatique n’est plus une question de long terme : il se mesure aujourd’hui concrètement avec les dates de nos vendanges qui évoluent de génération en génération. Au Domaine du Siorac, malgré ces “bouleversements”, une chose ne change pas : notre envie de faire au mieux avec ce que la nature nous offre, en bio, avec patience, observation et beaucoup de travail.
« Chaque millésime raconte son histoire. Celui-ci nous aura particulièrement appris à écouter la vigne. »
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